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Calcul de l'indemnité de rupture conventionnelle

L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. C'est tout l'enjeu de la négociation : la loi fixe un plancher, pas un montant. Tout ce qui se situe au-dessus se discute, et beaucoup de salariés signent au minimum légal faute de savoir où il se situe.

Ce calculateur vous donne ce plancher en quelques secondes. C'est le chiffre à connaître avant le premier entretien, pas après la signature.

⚠ Résultat indicatif, sans valeur d'engagement : seul l'organisme instructeur décide de l'attribution et du montant. Barèmes en vigueur, dernière mise à jour le 07/10/2026.

Le barème légal

L'indemnité légale se calcule à partir de deux éléments seulement : votre salaire de référence et votre ancienneté.

Les années incomplètes comptent au prorata des mois effectués : une ancienneté de 7 ans et 6 mois se calcule sur 7,5 années, pas sur 7.

Quel salaire de référence retenir

C'est le point qui fait varier le résultat de plusieurs centaines d'euros, et celui que la plupart des estimations bâclent. Le salaire de référence est le plus favorable des deux calculs suivants :

  1. la moyenne mensuelle des douze derniers mois précédant la rupture ;
  2. la moyenne mensuelle des trois derniers mois, les primes annuelles ou exceptionnelles versées pendant cette période n'étant retenues qu'au prorata (une prime annuelle compte pour trois douzièmes sur trois mois).

Le salaire retenu est le brut, primes et avantages en nature compris. Les remboursements de frais professionnels en sont exclus. Si votre ancienneté est inférieure à douze mois, la moyenne se fait sur les mois effectivement travaillés.

Ce que le calcul ne dit pas

Le montant obtenu est un plancher légal. Trois éléments peuvent le relever :

Une ancienneté d'au moins 8 mois est par ailleurs exigée pour ouvrir droit à l'indemnité légale. Vérifiez toujours votre convention collective avant de signer : c'est le document qui décide, pas le barème général.

Exemples chiffrés

Montants bruts. Le montant réellement négocié est souvent supérieur.

La procédure, étape par étape

  1. Un ou plusieurs entretiens entre le salarié et l'employeur, au cours desquels chacun peut se faire assister.
  2. La signature d'une convention de rupture fixant le montant de l'indemnité et la date de fin du contrat.
  3. Un délai de rétractation de quinze jours calendaires, ouvert aux deux parties, qui court à compter de la signature.
  4. L'homologation par l'administration du travail, qui dispose d'un délai d'instruction. Sans réponse à l'issue de ce délai, l'homologation est acquise.
  5. La fin du contrat, au plus tôt le lendemain de l'homologation.

Aucune de ces étapes n'est facultative : une rupture conventionnelle signée sans respect du délai de rétractation ou sans homologation est irrégulière.

Et les droits au chômage ?

C'est la différence majeure avec une démission : la rupture conventionnelle ouvre droit à l'allocation chômage, dans les mêmes conditions qu'un licenciement, sous réserve de remplir les conditions d'affiliation. Un différé d'indemnisation s'applique toutefois lorsque l'indemnité versée dépasse le minimum légal : plus la somme négociée est élevée, plus le versement de l'allocation démarre tard. Ce paramètre doit entrer dans la négociation, au même titre que le montant.

Questions fréquentes

L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle négociable ?

Oui, au-dessus du plancher légal. La loi impose un minimum égal à l'indemnité légale de licenciement ; tout ce qui dépasse se discute librement entre les parties.

Puis-je toucher le chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui, dans les mêmes conditions qu'après un licenciement, sous réserve des conditions d'affiliation. Un différé d'indemnisation s'applique si l'indemnité dépasse le minimum légal.

Quelle ancienneté faut-il ?

Il n'y a pas d'ancienneté minimale pour signer une rupture conventionnelle, mais l'indemnité légale n'est due qu'à partir de 8 mois. En dessous, l'indemnité se négocie sans plancher légal.

Puis-je revenir sur ma décision après signature ?

Oui. Chaque partie dispose d'un délai de rétractation de quinze jours calendaires à compter de la signature, sans avoir à se justifier.

L'employeur peut-il me l'imposer ?

Non. La rupture conventionnelle suppose le consentement libre des deux parties. Une rupture obtenue sous pression peut être annulée par le conseil de prud'hommes.

Que se passe-t-il si l'administration refuse l'homologation ?

Le contrat de travail se poursuit normalement. Les parties peuvent corriger la convention et présenter une nouvelle demande.

Ma convention collective s'applique-t-elle ?

Oui lorsqu'elle prévoit une indemnité de licenciement plus favorable : c'est alors ce montant qui constitue le plancher.

Cette estimation est-elle enregistrée ?

Non. Le calcul se fait dans votre navigateur, sans transmission ni conservation de données.

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