Simulateur des droits France Travail (ARE)
L'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) se calcule en deux temps : une durée, exprimée en jours et proportionnelle au temps travaillé, et un montant journalier, calculé à partir de votre salaire de référence. Les deux se déterminent séparément, ce qui explique qu'un salaire élevé n'allonge pas la durée, et qu'une longue période travaillée n'augmente pas le montant.
Ce simulateur reproduit cette double logique pour vous donner un ordre de grandeur. Il ne remplace pas la notification de France Travail, seule à faire foi, et ne tient pas compte des différés d'indemnisation ni des situations particulières.
La durée d'indemnisation
La règle est simple dans son principe : un jour travaillé ouvre un peu plus d'un jour indemnisé. La durée s'obtient en multipliant le nombre de jours travaillés sur la période de référence par un coefficient, puis en la bornant :
- une durée minimale de 182 jours ;
- une durée maximale de 548 jours, portée à 685 jours à partir d'un certain âge à la fin du contrat.
La période de référence sur laquelle on compte le travail effectué est elle-même bornée, et les règles de durée ont été modifiées à plusieurs reprises ces dernières années. Vérifiez toujours la convention en vigueur à la date de fin de votre contrat : c'est elle qui s'applique, pas celle du jour où vous vous inscrivez.
Le montant journalier
Il part du salaire journalier de référence (SJR), obtenu en divisant les rémunérations brutes de la période de référence par le nombre de jours retenus. Deux formules sont ensuite comparées, et la plus favorable l'emporte : une partie proportionnelle au SJR augmentée d'une partie fixe, ou un pourcentage plancher du SJR. Le résultat est encadré par un minimum journalier et par un plafond fixé à 75 % du SJR.
L'allocation obtenue est un montant brut : des prélèvements sociaux sont retenus, et l'ARE est imposable. Une dégressivité peut par ailleurs s'appliquer aux allocations les plus élevées après plusieurs mois d'indemnisation.
Exemples chiffrés
- 1 800 € brut par mois : SJR d'environ 59 €, soit une allocation journalière d'environ 37 € brut (environ 1 111 € sur un mois de 30 jours).
- 2 600 € brut par mois : SJR d'environ 85 €, soit environ 49 € par jour (environ 1 462 € sur un mois de 30 jours).
Les différés qui retardent le premier versement
L'indemnisation ne démarre presque jamais le jour de l'inscription. Trois délais s'ajoutent :
- un délai d'attente forfaitaire de quelques jours ;
- un différé congés payés, calculé sur l'indemnité compensatrice de congés payés perçue au solde de tout compte ;
- un différé spécifique, déclenché par les indemnités de rupture qui dépassent le minimum légal — c'est le point à intégrer dans toute négociation de rupture conventionnelle.
Ces différés peuvent repousser le premier paiement de plusieurs semaines. Ils n'amputent pas la durée totale des droits, mais ils décalent la trésorerie : il faut les anticiper.
Travailler pendant l'indemnisation
Reprendre une activité réduite ne fait pas perdre les droits : une partie de l'allocation est maintenue, et les jours non indemnisés viennent repousser la fin des droits. Une reprise d'activité est donc rarement défavorable, contrairement à une idée répandue. Déclarez chaque mois votre situation : c'est l'absence de déclaration, non le travail, qui crée les trop-perçus.
Questions fréquentes
Combien de temps suis-je indemnisé ?
La durée est proportionnelle au temps travaillé, avec un plancher de 182 jours et un plafond de 548 jours, porté à 685 jours à partir d'un certain âge à la fin du contrat.
Comment est calculé le montant de l'ARE ?
À partir du salaire journalier de référence. Deux formules sont comparées — une partie proportionnelle plus une partie fixe, ou un pourcentage plancher du SJR — et la plus favorable est retenue, dans la limite d'un plafond exprimé en pourcentage du SJR.
L'allocation affichée est-elle brute ou nette ?
Brute. Des prélèvements sociaux sont retenus et l'ARE est imposable : le montant réellement versé est inférieur.
Pourquoi mon indemnisation ne démarre-t-elle pas tout de suite ?
À cause des différés : délai d'attente forfaitaire, différé congés payés et différé spécifique lié aux indemnités de rupture supérieures au minimum légal.
Puis-je travailler tout en étant indemnisé ?
Oui. Une activité réduite permet de conserver une partie de l'allocation, et les jours non indemnisés repoussent la fin des droits. La déclaration mensuelle reste obligatoire.
La rupture conventionnelle ouvre-t-elle des droits ?
Oui, au même titre qu'un licenciement, sous réserve des conditions d'affiliation. Une démission, en revanche, n'ouvre de droits que dans des cas limitativement énumérés.
L'allocation peut-elle baisser en cours d'indemnisation ?
Une dégressivité s'applique aux allocations les plus élevées après plusieurs mois d'indemnisation, selon des règles et des seuils fixés par la convention en vigueur.
Cette estimation vaut-elle notification officielle ?
Non. Seule la notification de France Travail fait foi. Ce calcul, réalisé dans votre navigateur, donne un ordre de grandeur et ne conserve aucune donnée.
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