Accompagner l'économie circulaire – Collectivités
Aide nationaleSubvention, Ingénierie technique
Montant de l'aide
Montant variable selon le dispositif et la situation (voir la fiche officielle).
Description
L’économie circulaire couvre un ensemble de champs sur lesquels les collectivités territoriales ont la possibilité d’agir, autour de la prévention et de la gestion des déchets qui relèvent de leur compétence.
La loi AGEC de 2020 a formalisé les objectifs nationaux. Les mesures sont réparties selon cinq axes :
- sortir du plastique jetable
- mieux informer les consommateurs
- lutter contre le gaspillage et pour le réemploi solidaire
- agir contre l’obsolescence programmée
- mieux produire
Les collectivités ont un rôle essentiel dans la mise en œuvre de cette politique publique, du fait de leurs compétences, leur capacité d’animation locale et d’action au plus proche des citoyens. Des projets peuvent ainsi être envisagés sur les thématiques suivantes :
- La sobriété : adopter un nouveau modèle économique en accompagnant des actions visant à lutter contre la surconsommation, la surproduction et le gaspillage.
- La prévention : mettre en place des opérations visant la réduction à la source des déchets ménagers et assimilés et qui encouragent notamment la participation des citoyens.
- L’optimisation du service public de prévention et de gestion des déchets (SPPGD) : optimiser et moderniser le service dans le but de réduire la quantité de déchets et d’en améliorer la valorisation.
- La valorisation matière : faire des déchets ménagers et assimilés des ressources utiles pour le territoire.
Le présent dispositif s’articule autour de 3 axes dans lesquels les projets des collectivités pourront s’inscrire :
- Axe 1 – Optimiser les services publics de prévention et de gestion des déchets :
- études d’optimisation SPPGD ;
- accompagnement au changement de comportement : opérations d’optimisation du SPPGD ;
- investissements liés aux équipements de suivi du SPPGD.
- Axe 2 – Enrichir l’accompagnement à l’économie circulaire sur les territoires :
- études sur la planification de l’économie circulaire sur le territoire ;
- accompagnement au changement de comportement : opérations de sobriété, prévention des déchets et valorisation matière.
- Axe 3 – Réduire les quantités de déchets en instaurant un financement incitatif ou une information individuelle :
- études préalables à la mise en place de la tarification incitative/redevance spéciale/information individuelle ;
- mise en œuvre de la tarification incitative/information individuelle ;
- investissements liés à la mise en œuvre d’un mode de financement incitatif/information individuelle.
Pour rappel, les modalités d’aides sont les suivantes :
- Études : taux d’aide maximum 80 % ; plafond d’assiette :
- diagnostic : 50 k€ ;
- étude accompagnement de projet : 100 k€.
- Mise en œuvre des opérations SPPG et/ou ECi : dépenses externes (animation, formation et communication) jusqu’à 50 % maximum et 30 k€/an/ETPT pour du personnel contractuel, non-fonctionnaire, avec un plafond d’aide de 200 k€ par opération.
- Aide aux investissements dans des équipements permettant le suivi de l’utilisation du SPPGD (puces, logiciels, informatique embarquée, tambours d’identification…), y compris pour les opérations liées à la mise en œuvre d’une tarification.
Bénéficiaires
Commune, Intercommunalité / Pays, Département, Etablissement public dont services de l'Etat, Entreprise publique locale (Sem, Spl, SemOp)
Faire la demande
La demande se fait directement auprès du porteur, sur la page officielle du dispositif :
Avant de déposer votre demande
Cette aide est nationale : la résidence n’entre pas dans les critères, ADEME l’instruit selon les mêmes règles partout en France. Le filtre déterminant est votre statut au moment de la demande — salarié, demandeur d’emploi, alternant, créateur ou repreneur d’entreprise — et non votre territoire.
Public visé tel que déclaré par le porteur : commune, intercommunalité / pays, département, etablissement public dont services de l'etat, entreprise publique locale (sem, spl, semop). C’est la formulation du règlement du dispositif. Si votre situation en est proche sans y correspondre exactement, la seule réponse fiable vient du porteur : une interprétation personnelle des critères est la première cause de dossier rejeté.
Pièces généralement demandées
pièce d’identité, justificatif de domicile, attestation de situation (France Travail, employeur ou établissement), devis et programme détaillé de la formation avec le numéro de déclaration d’activité de l’organisme, et calendrier prévisionnel. Un devis sans numéro de déclaration d’activité est le motif de rejet le plus courant sur les financements de formation. Réunissez-les avant d’ouvrir le formulaire : beaucoup de guichets n’enregistrent pas un dossier incomplet et laissent la saisie expirer.
Cumul avec d’autres aides
Une aide nationale se combine généralement avec les dispositifs régionaux ou départementaux, qui interviennent sur le reste à charge. Surveillez le plafond global : plusieurs financeurs publics ne peuvent pas couvrir plus de 100 % d’une même dépense, et un trop-perçu se rembourse, parfois plusieurs mois après le versement.
Ce que cette fiche ne remplace pas
Montants et conditions ci-dessus proviennent du référentiel public Aides Territoires, dans leur version du 02/10/2026. Un dispositif peut être suspendu, voir son enveloppe épuisée en cours d’année ou changer de règles entre deux mises à jour du référentiel. Avant tout engagement financier, confirmez auprès de ADEME par le lien officiel ci-dessus : cette page est un point de départ documentaire, pas une décision d’attribution.
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